2 collègues high risk, 3 dilemmes: Dimitra

novembre 27, 2019 Temps de lecture: 2 minutes

Securitas recherche 500 agents de gardiennage high risk. Nous avons présenté 3 dilemmes à nos collègues high risk. Découvrez leurs choix ici et apprenez-en plus sur le travail dans un environnement à haut risque.

Dimitra Skoutariotis (58)

Present – Agente de gardiennage High Risk au Conseil européen, équipe accréditations. ‘En bref et résumé, je suis en charge du contrôle d’accès. Je dois savoir qui entre et qui sort.’

Passé – ‘J’ai commencé dans la sécurité à l’aéroport, et grâce à ma connaissance du screening aux rayons X, j’ai atterri au Conseil européen, où j’ai travaillé ces 10 dernières années. Au total, j’ai 19 ans d’expérience dans le secteur.’

Futur – ‘Je viens chaque jour à Bruxelles, depuis Genk. Je suis donc toujours aussi motivée ! J’espère pouvoir exercer mon job ici encore au moins 10 ans !’

Réfléchir ou agir ?

‘Il faut pouvoir réfléchir dans ce travail, mais je préfère quand-même ‘agir’. Si nous, les agents de gardiennage, travaillons surtout préventivement, nous devons toutefois pouvoir réagir très vite quand il se passe quelque chose, car tous les regards sont tournés vers nous. Si je vois que quelqu’un a besoin d’aide ici au Conseil, ou qu’il y a un danger, je dois pouvoir prendre rapidement les mesures qui s’imposent. Ce n’est pas pour rien que la serviabilité est l’une des trois valeurs de Securitas…’

Les yeux ou les oreilles ?       

‘Le choix est difficile… mais si je devais vraiment choisir, je prendrais les ‘yeux’. L’observation et la vigilance sont très importantes.

En fait, tous les sens sont importants dans un environnement à haut risque. Outre voir et entendre, il ne faut pas sous-estimer la puissance de la parole. La connaissance des langues, par exemple, est importante pour mon job. Le Conseil européen est un véritable environnement international. On y parle surtout l’anglais, mais il faut aussi pouvoir parler couramment le néerlandais et le français. Alors je donnerais ce conseil : si vous voulez devenir agent ‘high risk’, développez vos connaissances linguistiques !’

Caméraman ou acteur?

‘Je choisirais le caméraman. L’acteur est sous le feu des projecteurs, au milieu de l’action. On revient ici à la puissance de l’observation. Le caméraman – et l’agent de gardiennage – doit être discret, s’adapter à la ‘scène’. Le public qui vient ici est très divers. D’aucuns aiment papoter, d’autres préfèrent ne pas le faire. Certaines personnes viennent souvent, et finissent par vous connaître. Je suis donc un caméraman sociable.’ (rit)

Que signifie ‘high risk’ pour vous ?

‘À la base, je trouve personnellement qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre un agent high risk agent et n’importe quel autre agent de gardiennage. Des situations à risque peuvent se produire dans tout environnement. Mais ici, au Conseil européen, nous travaillons avec un autre public. Chaque jour, nous recevons des ministres étrangers et des ambassadeurs. Obama et Trump, par exemple, sont venus plusieurs fois ici.

Dans le cadre de ma fonction à haut risque, je suis très proche du client, qui définit un cadre très clair et délimité dans lequel vous pouvez et devez exercer le job.

Enfin, c’est aussi un environnement passionnant. Quand un sommet des NU est organisé en dernière minute, il faut être prêt très rapidement avec toute l’équipe, et faire preuve de flexibilité. Nous devons vérifier que la sécurité est en ordre 3 journées et 3 nuits successives. En d’autres termes, nous ne savons jamais ce qui va se passer demain. Cela fait partie du job. Quand on signe pour le high risk, on sait à l’avance dans quoi on se lance. Heureusement, notre situation personnelle est prise en compte autant que faire se peut. Nous pouvons toujours compter sur la motivation et la souplesse des membres de l’équipe, nous sommes vraiment solidaires. Un must !’